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La sophrologie, soin de support efficace pour les femmes atteintes d'un cancer du sein

16 Jun 2016

Aujourd'hui, le cancer du sein touche 1 femme sur 8. Chaque année 55 000 cas sont décelés.

Du diagnostic à la guérison, c'est un vrai parcours du combattant, et trop souvent, les femmes se sentent démunies, seules, incomprises et découragées face à l'ampleur de la tâche!

La sophrologie peut alors être une aide précieuse. Elle permet d'intervenir à 3 moments clés de la maladie, ayant chacun des impacts différents sur les patientes : à l'annonce du diagnostic, pendant le traitement et après le traitement.

 

I) L'impact de l'annonce du diagnostic est double: il engage le pronostic vital et atteint la féminité. Dans la majorité des cas, les femmes ressentent solitude et accablement. Vide, effondrement, panique, fuite et replis dans le silence peuvent alors survenir. Les femmes perdent leurs repères et peuvent ressentir un découragement qui paraît insurmontable. C'est un véritable choc car il faut alors faire le deuil d'une bonne santé. Des émotions très fortes surgissent et doivent être gérer: colère, rage, cri, pleurs, culpabilité, sentiment d'injustice... avec une prise de conscience existentielle de sa propre mort.

 

A l'annonce du diagnostic, la sophrologie permet :

1)  de gérer ces émotions, qui coupent la personne de toute capacité de réflexion. Des exercices de sophrologie permettent de baisser le seuil émotionnel afin de pouvoir être dans l'action (le traitement).

2) de mettre à distance le stress et les angoisses, de prendre de la hauteur et de se mettre dans l'ici et maintenant.

3) de focaliser son attention sur le positif: seule une partie du corps est malade, le reste va bien et il faut le mobiliser pour se battre. Prendre conscience de ses ressources et capacités permet de retrouver une sécurité interne.

4) de renforcer l'adaptation: il s'agit de devenir caméléon, de s'adapter au quotidien et de lâcher prise.

5) de faciliter la prise de décision par rapport au traitement en étant en accord avec celui-ci, le choisir et non le subir!

6) se préparer mentalement au traitement, quel qu’il soit, en se reconnectant à ses ressources pour lutter, combattre.

 

II) L'impact du traitement et de la chirurgie: la priorité est évidemment de sauver sa peau et parfois d'accepter l'inacceptable, à savoir la perte du sein. L'appréhension de la chirurgie et l'altération du symbole féminin qu'est le sein porte une profonde atteinte à l'intégrité de la femme. Celle-ci aura, quoiqu'il arrive, des cicatrices physiques et psychiques et l'envie de fuir son corps après l'opération sera grande. Il sera difficile de se regarder dans une glace et de se toucher le sein. De plus, les effets secondaires des médicaments sont nombreux: fatigue, réactions cutanées, troubles digestifs, douleurs musculaires et articulatoires, altération du goût et de l'odorat, perte des cheveux et de l'appétit, troubles du sommeil, anxiété ou dépression, perte de libido, d'autonomie et d'estime de soi. Cette période déclenche souvent une recherche de sens et l'occasion de faire le bilan de sa vie. Ce qui peut être un moteur pour se battre et renforcer sa combativité.

 

Pendant le traitement, la sophrologie permet:

1) de se préparer mentalement à une opération et au temps post-opératoire. Arriver détendue au bloc permet de développer la confiance avec l'équipe médicale. Les complications post-opératoires baissent sensiblement lorsque les patients sont détendus.

2) de gérer les effets secondaires en stimulant la vitalité et l'énergie, améliorant ainsi la qualité de vie.

3) de maintenir l'observance thérapeutique en gérant le stress, ce qui permet d'augmenter les effets positifs du traitement, et ainsi de lutter activement contre la maladie.

4) de réintégrer son schéma corporel en acceptant sa nouvelle image pour retrouver sa place et mettre la maladie à sa place. Le corps devient un nouvel allié.

5) d'accompagner le questionnement sur sa maladie en développant l'écoute interne, et renforcer ainsi le travail avec le psychologue.

 

III) Vivre l'après traitement: à la fin du traitement, tout s'arrête! Les patientes peuvent alors avoir des sentiments ambivalents car leur rythme était jusque-là organisé autour du traitement et tout à coup elles se retrouvent seules. Sentiments de solitude, angoisses, décalage à la reprise du travail, fatigue et difficultés de concentration, baisse de ses performances, troubles de mémoires, épuisement et baisse de l'estime de soi, peur de la récidive sont autant de choses à gérer, cette fois sans équipe médicale  et souvent avec des proches plus lointains.

 

Vivre l'après traitement avec la sophrologie permet:

1) de faciliter la reprise du travail en renforçant la confiance en soi.

2) d'apprendre à s'écouter et de voir la rémission comme un temps de reconstruction, gardant ainsi une zone de confort  et de sécurité.

3) d'affirmer ses nouvelles valeurs: une telle épreuve entraine souvent un changement de priorité et de valeurs qui peuvent remettre beaucoup de choses en question.

4) de stimuler à nouveau la combativité s'il y a récidive.

 

J'espère, avec cet article, vous avoir convaincues des bienfaits de la sophrologie comme soin de soutien dans le traitement du cancer du sein.

 

 

Sophrologiquement vôtre!

 

 

 

 

 

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